“Phoque” les hommes!

J’aime les animaux. J’adore les animaux. Qu’ils soient sauvages ou domestiques, je trouve toujours le moyen de trouver ça « cute». Du plus laid au plus beau.

Malgré ça, je ne suis pas contre la chasse; c’est un mal nécessaire. Nécessaire pour nourrir l’homme et parfois nécessaire pour contrôler le nombre de bêtes.

Que ça nous plaise ou non, l’homme est un animal. Un animal avec une intelligence et des émotions. Cette intelligence nous permet, contrairement aux autres animaux, de faire des choix. Le choix de manger de la viande ou non. Le choix de chasser ou non. Le choix d’être contre la chasse aux phoques ou non. Le choix de manipuler l’information sur la chasse aux phoques ou non. Le choix de croire la vieille folle à Brigitte Bardot et son sous-fifre de Paul Watson qui utilisent des photos de bébés phoques pour faire leur propagande contre la chasse aux phoques même si la chasse au blanchon est interdite depuis belle lurette… le choix de se ranger du côté du groupe de pression Humain Society of United States qui n’hésite pas à regarder (et filmer) un phoque agoniser plutôt que de l’achever, allant même jusqu’à le ramener sur la banquise pour terminer leur reportage qui servait à qualifier les chasseurs de barbares sanguinaires…

L’homme est un animal doté d’une intelligence qui lui permet de faire des choix. Cette intelligence le place tout en haut de la chaîne alimentaire. Mais lorsqu’il se sert de son intelligence pour préférer la vie d’un phoque à celle d’un homme ou lorsqu’il s’en sert pour se réjouir de la mort de 4 chasseurs de phoque dans l’exercice de leur fonction en se disant : « Ben bon pour eux autres » ou bien « C’est la nature qui se venge »… cet homme, qui visiblement ne sait pas se servir de son intelligence, devrait retourner en bas de la chaîne alimentaire (ce qui nous permettrait, à nous, les animaux du haut de la chaîne, de le chasser… mouahahah).

On peut aimer les animaux; on peut être contre la chasse. Mais on doit d’abord aimer la vie pour ça. Et peu importe qu’on soit pour ou contre la chasse, pour ou contre les animaux, pour ou contre mon commentaire… PERSONNE ne peut se réjouir de la mort de quelqu’un. PERSONNE!

  

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FIN DU VIEUX STOCK

Ben… le titre dit tout.

À plus tard!

La télévision dans tous ses états

Étre une télévision d’État ou ne pas être une télévision d’État ? Là est la question ! Radio-Canada soulève plusieurs interrogations avec sa popularité grandissante. Quel est son mandat ? La famille Bougon a t-elle sa place à la SRC ? Pourquoi VIP ? Depuis que c’est hot de regarder Radio-Canada, on critique. C’est classique au Québec. Quand les gens aiment, ils critiquent !

Cessez donc de toujours chercher des poux ! Vous avez autant de chance d’en trouver à Radio-Canada que sur la tête de René-Homier Roy ! Pourtant, personne ne se posait de questions sur Radio-Canada il y a de cela une dizaine d’années. Tout allait bien. Personne n’écoutait, mais tout allait bien. Les gens très culturés regardaient eux. Les Beaux-Dimanches par exemple. Avec leur petit verre de mousseux cheap. Et leur macaroni aux trois fromages. Cuit dans l’huile d’olive, bien entendu.

Un jour, on leur présenta une série grossière où le personnage principal parle à ses vidanges. 2 millions de téléspectateurs compareront chaque semaine leur petite vie à celle de la famille Paré. La fin de semaine, des jeunes filles habillées en « pas de linge » se déhanchent sur des airs connus. 1,8 millions de téléspectateurs tombent en amour avec la p’tite Cloutier. « C’est le début d’un temps nouveau » dit la chanson ! Plus récemment, une famille montre à la population comment fourrer le système. 2 millions de téléspectateurs bougonnent chaque mercredi soir. Et maintenant, tout le monde parle de l’émission où un illuminé s’est fait tirer la toque par un caricaturiste.

Mais il est où le bobo ? Est-ce qu’on se serait invité dans votre salle de jeu ? Est-ce qu’on vous aurait emprunté votre jouet sans vous le demander ? Vous m’en voyez désolé… N’oubliez pas, chers érudités, que nous payons nos taxes. Nous aussi. Par conséquent, j’apprécie que Radio-Canada ne s’adresse pas qu’aux plus éducationnés d’entres-nous. Il n’y a pas que l’information qui nous intéresse ! Au contraire. Regardez les sondages. Les émissions les plus populaires sont celles qui offrent un divertissement. Doit t-on pour autant laisser tomber l’information ? Bien-sur que non ! Ne touchez surtout pas à mon Bernard Derome ! Il faut de la diversité. Il en faut pour tous les goûts. Si je reçois des gens chez moi et que je ne leur offre que des bonbons à l’orange, plusieurs seront déçus. C’est la même chose en télévision. Qu’elle soit publique ou non.

Et qu’est-ce que la télévision publique au juste ? Qu’est t-elle supposée nous présenter ? Personne n’est d’accord sur ce point. C’est pourtant simple. Offrir un contenu qui reflète bien la réalité de la population qu’elle représente. Voilà son principal mandat. Un étranger qui regarderait Radio-Canada, devrait être capable de décrire assez justement le peuple canayien. Pourquoi j’aurais honte d’être identifié à Tout le monde en parle ? J’ai aussi des opinions et je suis fier de les partager. Pourquoi cacher la famille Bougon ? Après tout, c’est aussi ça la vie !

La vie n’est pas que culture à l’état pur. Il existe autre chose que la musique classique ! Que les documentaires ! Que les entrevues de fond ! Une télévision publique n’est pas obligée d’être plate ! D’ailleurs, dans l’expression « télévision publique », il y a le mot « publique ». J’pense que c’est assez clair.

Je ne vous comprends pas. Vous. Les irréductibles rabat-joie. Pourquoi le divertissement n’aurait pas sa place à la SRC ? Parce qu’il ne nous apprend rien ? Ne croyez-vous pas que si je regarde La Vie rêvée de Mario Jean, je risque fort bien de rester pour le Téléjournal et ainsi être informé ? Tout comme vous ? Ne vous arrive t-il jamais de vouloir vous détendre ?

Pourquoi TVA fonctionne autant selon vous ? Ce n’est pas que grâce à Wilfred. C’est parce que la majorité des émissions s’adresse à la majorité. Et non à une élite. TVA a su fidéliser ses téléspectateurs. On accepte parfois même de regarder une émission qu’on aime un peu moins. Simplement parce qu’elle est à TVA. Pour en arriver là, il a fallu diversifier la programmation. Celui qui syntonise le canal pour un divertissement a des chances de rester pour de l’information. L’inverse est aussi vrai. Pour lui, pas de divertissement, pas d’intérêt. Doit-on produire des émissions de télé-réalité à la pelle pour autant ? Il faut savoir diversifier nos champs d’intérêts également… TVA n’est pas nécessairement un exemple à suivre. Loin de là.

Je suis fier que Radio-Canada ait présenté l’émission VIP. C’était audacieux. Je suis fier qu’elle l’ait retiré aussi. C’était courageux. La vie n’est pas que réussite. Il faut savoir prendre des risques. Je serai fier de revoir Louis Morissette à Radio-Canada. Cela voudra dire que malgré les échecs, la vie continu. Une société d’État se doit de véhiculer des valeurs propres à son peuple. L’ouverture d’esprit. La volonté de toujours faire mieux. La liberté de parole.

On se doit d’être fière de notre télévision publique. Même si la Semaine Verte nous présente encore ses documentaires sur la fertilité de la vache noire à taches blanches. Même si Watatatow nous donne l’impression que nos ados sont des craqués mentaux. Même si on n’y voit plus Paul Houde et son jeu LINGO.

En bout de ligne, qu’on l’aime ou non, Radio-Canada aura gagné son paris. Tout le monde la regarde. Tout le monde l’écoute. Tout le monde en parle. Même les séparatistes les plus endurcis regardent Radio-CANADA… Y’a sûrement quelque chose de bon là-dedans…

 

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Mon bouclier est plus fort que le tien!

J’me souviens quand j’étais plus petit et que je jouais à la guerre avec mes G.I.JOE… Je prenais toujours l’armée américaine. Même en jouet, ils sont plus forts que les Canadiens. Un garçon de six ans est capable comprend ça. Voici donc mon histoire de G.I.JOE préférée.

Les Américains sont de plus en plus puissants. En fait, toute la maison est occupée par les Américains. Toute ? Non ! Mon carré de sable derrière la maison est toujours sous l’emprise de l’armée du désert, ces ninjas en camouflage beige et brun avec des trous dans le dos pour accrocher leur sac à dos. Alors que les G.I.JOE font la guerre pour maintenir la paix dans le carré de sable, Georges, le chef de l’armée américaine, discute avec ses acolytes à la base. « Nous devons mieux nous protéger, affirma-t-il, sinon, nous périrons ! » En effet, depuis que deux avions ont, tour à tour, détruit deux rouleaux d’essuie-tout américains où travaillaient plusieurs milliers de civils, Georges craint que d’autres attaques surviennent.

« Nous serons prêts ! Nous devons nous assurer que personne ne nous attaquera à nouveau. Pour ce faire, nous solliciterons l’appui de nos voisins d’en haut ». Georges emprunte alors l’escalier afin de rencontrer le Commandant Martin de l’armée canadienne. « À l’intérieur du plafond suspendu, nous allons installer une assiette en aluminium capable d’intercepter tout missile venant de l’étranger. Êtes-vous intéressés à vous impliquer avec nous dans cette histoire de bouclier antimissile ? »

De nature plutôt « suiveux », le Commandant Martin laisse entendre à son maître à penser qu’il acceptera. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que les Schtroumphs, ces petits êtres bleus du Québec, feraient pression sur lui afin qu’il refuse toute implication dans le projet de bouclier. Comme Martin est déjà un peu le Gargamel des Québécois – il a clairement besoin d’eux pour vivre -, il décide de prendre un peu plus de temps avant de rendre sa décision publique.

Et puis un jour, le Commandant Martin avoue. Non ! Il n’embarque pas. « Il n’est pas question pour le Canada d’envahir les plafonds suspendus avec des boucliers pour se protéger d’une attaque possible ». Comme ce bouclier n’a pas encore prouvé son efficacité et que de toute façon ce sont les Américains qui décideront de tout, Martin préfère investir son argent de Monopoly dans son armée plutôt que dans le bouclier. Plus d’argent, pour plus de fusils en plastique…

Georges retourne alors à sa base, choqué. C’est bien connu : les G.I.JOE sont des jouets puissants et rancuniers. « Que le Canada le veuille ou non, nous aurons ce bouclier dans l’plafond et nous prendrons seuls la décision de riposter. Personne n’attaquera l’Amérique ! »

Les conséquences de ce refus seront lourdes pour le Canada. Pendant plusieurs jours, les G.I.JOE resteront chez eux, au sous-sol. Même une des représentantes de Georges – une sexy Barbie répondant au nom de Rice – qui devait monter à l’étage canadien pour une rencontre importante, se désiste à la dernière minute. Les Américains refusent également que le bœuf provenant des étables Fisher-Price canadiennes passe l’escalier. Enfin, toute la question des bâtons de Pop Cycle en bois restera sans réponse jusqu’à nouvel ordre.

Rassuré d’être ainsi protégé par ce bouclier antimissile, Georges continu son carnage dans le désert. Quelques semaines plus tard, l’impensable se produit. Un radar américain détecte un objet volant non identifié qui s’approche dangereusement du Canada. Un missile ! Un missile en forme de bouteille de bière vide provenant vraisemblablement du carré de sable. C’est la panique à la base américaine. Un plan d’action est élaboré sur le grand Etch-a-sketch. « Tout le monde à son poste de combat », lance Georges. Dans 30 secondes, le missile touchera le garde-manger canadien, soit les prairies. Le bouclier pivote sur lui-même pour faire face à l’ennemi. 20 secondes. Le bouclier est en position. 10 secondes. Georges lance l’attaque ; le bouclier tire vers le missile. 5 secondes. Tout le monde retient son souffle. 4, 3, 2, 1. BOUM !

Failed ! Failed ! Failed ! Encore une fois, le bouclier a connu un raté. En effet, en tirant sur le missile, le bouclier n’a fait que faire dévier la trajectoire de celui-ci. Toronto en a finalement été la victime. Des milliers de bonshommes LEGO de l’Ontario sont morts. Les ninjas du désert ont rapidement revendiqué cette attaque. La confiance aveugle des G.I.JOE en leur bouclier antimissile a fait en sorte qu’ils ont oublié qu’un peuple qui se fait attaquer se donne toujours le droit de riposter. À cause de ça, le Canada ne sera plus jamais le même…

« Hugo ! Lâche ça pis vient souper ! » C’est ma mère. Moi, j’ai cessé de jouer à ce moment-là… Mais je dois avouer que vers la fin, c’était pus très drôle…

 

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Festival “Juste pour barrer les rues”

C’tu moi où le festival Juste pour Rire devrait plutôt s’appeler le festival “Juste pour barrer les rues”? Non mais c’est vrai ! avez-vous été faire un tour sur le site du Festival cette année ?
Je m’excuse, mais moi jouer aux échec avec des pions géants ça me fait pas rire du tout. Pis pour qu’une “game” de fléchettes soit vraiment amusante, faut jouer avec un “goaler”. Sinon je m’emmerde.

Scincèrement… est-ce que ça vous fait rire vous autres un gars qui est capable de rester immobile pendant des heures pour faire semblant que c’est une statue ? Non ? Ben allez pas vous promener sur le site du Festival y’a que ça !

En fait, non. Y’a pas que ça. Y’a aussi des gens qui vendent des Tam Tam pis des cossins en cuir. Y’a aussi un kiosque sur l’arthrite… pis un autre sur des petites roches qui améliorent l’énergie chez vous ! Je suis sérieux… pis eux autres aussi ! Même qu’y'avait une affiche dans leur kiosque qui disait : “Méfiez vous des imitations”. Depuis qu’il a lu cette mise en garde, il parait d’ailleurs que Steve Diamond ne dort plus les nuits… Simple potin.

Non mais c’est rendu que je trouve le festival de jazz de Montréal plus drôle que le festival de l’humour. Moi voir les joues d’un trompettiste s’élargir comme les joues de Démétan la petite grenouille quand il se choquait, ça me fait rire à tout coup.

Ils sont où les humoristes quand on a besoin d’eux autres ? Y’a quelques années, le festival nous présentait des shows extérieurs, y’avait des humoristes partout sur le site. Maintenant, on dirait que les comiques ont peur de poigner la grippe; sont toujours dans des salles à 45$ du billet.

Bon, j’avoue, je suis un peu de mauvaise foi, parce qu’hier soir, y’avait un show sur une scène extérieur. Un show… de Robert Charlebois. J’ai jamais tant ri !!! Y’est tellement drôle Bob ! Moi j’dis que l’an prochain c’est lui qui gagne l’Oliver de l’humoriste de l’année pour sa chanson Dolorès !

Non mais pourquoi ne pas se servir des humoristes de la relève dans les rues. Y’en a à peu près 10 millions juste à Montréal qui ne demandent que ça un stage sur St-Denis en face du Pita Pitt pour pratiquer leur jokes de cul.

Vous voyez, même si je suis scripteur/humoriste dans la vie, ça ne m’empêche pas d’avoir un oeil très critique sur le festival qui m’a, un jour, donné le goût de faire ce métier-là . Au moins, y’a une chose à laquelle j’ai hâte. J’ai hâte de voir le gala d’Arturo Bracchetti; montrez-moi du monde qui changent de costumes en 30 secondes ou qui sont capable de se tenir en équilibre sur le bord d’une baignoire et c’est clair que je me pisse dessus… !

 

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